5 minutes pour comprendre C-K, une méthode pour manager l’innovation !

La théorie C-K fait l’objet de nombreuses de publications scientifiques. Mais cette puissante méthode de management de l’innovation peut être résumée en quelques principes fondamentaux.

 

Il est évident que l’humanité n’a pas attendu C-K pour innover. Dès la Préhistoire, les premiers hommes innovaient déjà, pour élaborer des outils de chasse plus performants par exemple. Alors pourquoi l’innovation, composante intrinsèque à l’évolution humaine, provoque-t-elle aujourd’hui un tel engouement, au point d’en devenir un buzzword dans les médias et les entreprises?

 

Sans doute parce qu’aujourd’hui, tout va plus vite. Nous voilà plongés dans une « ère d’innovation intensive » où la vitesse joue un rôle crucial. 

 

Les entreprises doivent donc faire face à un challenge inédit : concevoir des produits à un rythme encore jamais atteint. L’éclair de génie de l’inventeur du 18ème siècle ou la recherche hasardeuse du 20ème siècle ne suffisent plus ! Pour survivre et résister à la disruption, l’entreprise doit se doter d’outils pour organiser, manager et piloter l’innovation de manière plus pérenne.


C’est dans cette dynamique que s’insère la méthode C-K.

 

C-K, un outil d’innovation à fort impact

C-K est une méthode qui permet d’inventer des produits ou services très innovants et de piloter le processus d’innovation associé. Ce type d’innovation très transformante est qualifié d’innovation disruptive, radicale, ou encore d’innovation de rupture. En utilisant C-K, on peut par exemple réinventer un produit (une voiture), un service (la banque de détail), ou un processus (la livraison de colis).

 

Ainsi, C-K est à l’innovation ce que la cartographie d’un navigateur est à l’exploration des océans. Cette méthode est utilisée pour tracer des pistes d’innovation à explorer, décider des pistes prioritaires sur lesquelles s’engager et utiliser les nouvelles connaissances apprises sur une piste pour mettre la cartographie à jour et investiguer la piste suivante.

 

Cette méthode réunit deux mondes jusque-là séparés : le monde de la créativité (Concept space) et le monde de la connaissance (Knowledge space). Le lien entre ces deux espaces permet de décupler, de manière structurée, la capacité de chacun à créer du nouveau.

 

Fonctionnement de la théorie C-K

Comme son nom l’indique, C-K fonctionne en s’appuyant sur deux espaces, l’espace des Concepts et l’espace des connaissances – Knowledge.

 

Le premier, l’espace C, est celui de la nouveauté, de l’imaginaire, des idées et de l’impossible: c’est dans cet espace que le produit ou service sur lequel doit porter l’innovation va faire l’objet de mutations. Par exemple, pour réinventer l’objet parapluie, nous pouvons imaginer « un parapluie sans toile » ou « le parapluie qui sèche son utilisateur ».

 

C’est donc dans cet espace C que vont apparaître les nouveaux concepts, rompant avec ce qui se fait habituellement.

 

Mais en matière d’innovation, avoir des idées ne suffit pas.

 

Pour aller plus loin, il manque un deuxième espace, celui qui va permettre de transposer ces nouveaux concepts dans notre réalité: il s’agit de l’espace K des connaissances. Pour concevoir « le parapluie qui sèche son utilisateur », il faudra se doter de connaissances très différentes de celles liées au parapluie actuel, qui n’a pas de “pouvoir séchant”. Par exemple, les technologies utilisées par le sèche-main Dyson pourront permettre d’affiner cette idée.

 

Grâce à cet apport de connaissances nouvelles, touchant à des domaines sans rapport direct avec l’objet de départ, le concept de parapluie à pouvoir séchant peut être raffiné dans l’espace C, et peut évoluer, par exemple, en: « un parapluie qui sèche l’utilisateur avec un jet d’air à grande vitesse ».

 

Néanmoins, à ce stade, le caractère réalisable de ce concept reste encore à démontrer. Pour ce faire, il faut retourner dans l’espace des connaissances et déterminer, entre autres, s’il est possible d’utiliser cette technologie pour sécher quelque chose de plus grand qu’une main.

 

En suivant cette logique d’allers-retours entre les espaces C et K, il est possible d’inventer un objet à la fois totalement nouveau dont on peut établir s’il est réalisable à l’aide des connaissances acquises au fur et à mesure de cette démarche d’exploration C-K.

 

Une méthode précise et exhaustive

C-K est la seule méthode permettant de réinventer un produit ou un service sous ses 4 dimensions, à savoir à la fois :

  1. Sa valeur pour le client
  2. Son business model
  3. Ses fonctions
  4. Ses technologies

Pour reprendre l’exemple du parapluie, C-K pousse le concepteur à repenser aussi bien le fait “qu’un parapluie est vendu comme produit” que le fait “qu’un parapluie est constitué d’une toile en tissu”. C-K est aussi le seul dispositif qui guide le concepteur pour générer des propositions avec une originalité croissante sur chacune de ces dimensions (dans l’espace C), puis à les évaluer (avec l’espace K).

 

Un exemple de cartographie C-K sur l'exemple du parapluie
Exemple d’une carte C-K pour réinventer le parapluie.

 

Ainsi, pour le concepteur, cette méthode augmente les probabilités d’identifier et développer des concepts disruptifs à fort potentiel. Pour la direction générale, C-K peut constituer le support de la construction d’une stratégie robuste afin de protéger l’entreprise contre les innovations extérieures (de nouveaux entrants ou de la concurrence) qu’elle n’aurait pas nécessairement anticipées.

 

Un outil mobilisable par tous

C-K peut s’appliquer à plusieurs niveaux de l’entreprise :

  • Au niveau de la direction générale ou direction innovation afin de construire une stratégie d’innovation ambitieuse et garder un coup d’avance sur la concurrence
  • Au niveau du chef de projet pour rendre un projet plus innovant et le piloter efficacement
  • Au niveau de l’ingénieur pour proposer des solutions innovantes.
  • Les startups peuvent aussi l’utiliser pour disrupter une industrie ou préparer leurs futures évolutions.

 

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Voici deux exemples bien connus de succès C-K dans l’industrie aéronautique :

  • Chez SAFRAN, C-K a été utilisée pour piloter un grand programme d’innovation visant à repenser les moteurs d’hélicoptère. Plus de 30 personnes ont participé à la construction du futur de leur entreprise. Des gains de consommation de carburant 10 fois supérieurs aux gains induits par les innovations habituelles ont ainsi pu être réalisés.
  • Le Groupe THALES quant à lui mobilise cette méthode pour piloter l’innovation sur les cockpits du futur. Aujourd’hui, des démonstrateurs de cockpit bien connus dans le monde aéronautique sont issus de ces travaux et font référence dans l’industrie.

 

Plus généralement, C-K est utilisé dans de nombreux autres secteurs pour repenser les services de logistique, la mobilité, les services de la banque ou encore le packaging dans la grande distribution.

 

La méthode C-K est l’une des méthodologies développées par Stim dans ses 190 missions pour garantir aux décideurs la survie et la croissance de leurs entreprises.

 

 

 

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Découvrez comment la RATP a développé avec Stim une offre de transport low cost en rupture, déployée aujourd’hui en Angleterre, grâce à la méthode C-K !

Télécharger l'étude de cas RATP

 

 

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