Chefs de projets : quelles sont les 3 compétences indispensables pour exceller dans le monde de demain ?

S’il a fallu attendre 70 ans pour écouter de la musique sur des 33 plutôt que sur des 78 tours, il aura fallu attendre seulement 7 ans pour passer du lecteur de musique MP3 aux logiciels de streaming audio.

 

La compétitivité d’une entreprise ne passe plus uniquement par sa capacité à produire massivement et au bon niveau de qualité : il faut désormais disposer de solides capacités d’innovation.

 

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Évolution des facteurs de compétitivité au cours du temps

 

Comment s’adapter à une ère d’innovation intensive qui demande aux entreprises d’être capable de faire face à des transformations de plus en plus fréquentes et de plus en plus profondes de leur industrie ?

 

Une reconfiguration des compétences de chacun des corps de métier dans l’entreprise s’impose et le Chef de projet est en première ligne. Évidemment, les compétences historiques (construction de planning, staffing, construction d’un cahier des charges…) sont et resteront essentielles. Pour autant, elles ne permettent pas aux chefs de projet de faire face sereinement aux projets plus innovants et à plus fortes incertitudes qui émergent de plus en plus régulièrement dans l’entreprise.

 

Après plusieurs années à travailler avec les différents types de Chefs de projets (R&D, innovation, digital, marketing, etc..), nous voulons vous partager les mutations de ce métier que nous voyons se profiler et leurs conséquences sur les compétences nécessaires pour l’exercer sereinement à l’avenir.

 

Après plusieurs années à travailler avec les différents types de Chefs de projets (R&D, innovation, digital, marketing, etc..), nous voulons vous partager les mutations de ce métier que nous voyons se profiler et leurs conséquences sur les compétences nécessaires.

 

Voici les 3 compétences identifiées comme clés, au travers de nos expériences chez Stim :

#1. Mobiliser la méthode adaptée à chaque situation

Une des questions les plus importantes que le Chef de projet doit se poser en amont d’un projet est la suivante : quelle méthode d’innovation utiliser ? La réponse n’est pas évidente, car nous sommes submergés de méthodes : design thinking, lean startup, méthodes agiles, méthode C-K… Choisir la méthode la plus optimale pour le projet en question dans ces conditions est difficile. Aussi, et à défaut de pouvoir faire mieux sur le moment, on voit régulièrement des chefs de projets qui se tournent vers celle(s) qu’il maîtrise le mieux, quelle que soit la situation à affronter.

 

En conséquence, nous avons observé de nombreux chefs de projets perdre du temps, de l’énergie ou même -fréquemment- de l’argent pour faire progresse “en serrant les dents” leur projet, alors que d’autres voies auraient été plus fluides.

 

Alors, comment choisir LA bonne méthode ?

 

En réalité, il n’existe pas de méthode intrinsèquement miraculeuse : chaque méthode a un contexte d’utilisation dans laquelle elle est pertinente. Il est possible d’y voir clair dans le brouillard de méthodes et trouver celle qui est adaptée à votre projet, en 3 étapes :

  • Comprendre l’utilité et les limites de chaque méthode, en revenant à l’histoire de la méthode et en répondant à la question : “Dans quelle intention a-t-elle été créée initialement ?”
  • Analyser le projet, la situation, le sujet : quelles sont les caractéristiques de mon brief ?
  • Trouver le meilleur matching : entre les attentes issues du briefs et caractéristiques des méthodes. Parfois, il s’agira de combiner plusieurs approches…

méthodes : design thinking, lean startup, méthodes agiles, méthode C-K…

Source : Le tableau comparatif des méthodes

#2. Faire de l’exploration créative

Imaginons que nous ayons devant nous plusieurs montagnes. Notre but est d’arriver au sommet le plus haut. En un coup d’œil, nous choisissons la montagne qui nous paraît la plus haute. Seulement arrivés au sommet, nous nous rendons compte qu’il y avait, en fait, sommet plus haut à grimper juste derrière, masqué par cette première rangée de montagne. Nous ne sommes pas montés en vain (nous avons malgré tout monté un sommet), mais avons perdu du temps et de l’énergie face à notre objectif de montrer la plus haute montagne.

 

En se lançant dans  la première voie que l’on aperçoit sur un projet, le chef de projet s’expose aux mêmes risques que notre équipe d’alpinistes. L’objectif est donc, avant de se lancer sur un projet, d’identifier un maximum de voies possibles pour être capable de faire un choix plus éclairé sur la voie à suivre dans un premier temps.

 

Comment savoir où mettre le bon niveau d’énergie et éviter les efforts inutiles ?

 

Le Chef de projet doit être capable d’organiser une “reconnaissance de terrain” autour du projet ou de l’idée initiale avant de se lancer. Selon nous, cette démarche d’exploration créative autour d’un projet initial  peut être menée efficacement à l’aide d’une cartographie C-K. Elle permettra notamment de:

  • Identifier les voies possibles de manière exhaustive et systématique

  • Robustifier chaque voie par un ensemble de connaissances sous-jacentes

  • Identifier les prochaines étapes sur chaque voie

  • Embarquer les parties prenantes clés dans l’exploration

  • Décider de manière éclairée sur les voies à investiguer

Dans les projets exploratoires, le risque de passer à côté d’une voie intéressante est plus important que dans des projets classiques. Il est donc intéressant de construire cette carte dès que possible.

 

Exploration des nouveaux concepts par le hasard vs Exploration systématique avec la méthode C-K
Exploration des nouveaux concepts par le hasard vs Exploration systématique avec la méthode C-K

#3. Apprendre à haute fréquence

Vous lancez un projet très innovant et vous essayez de justifier de son avancement avec les outils que vous avez : vous vérifiez si les délais sont respectés, si la qualité est au niveau attendu et enfin si les coûts sont maîtrisés. Sauf que pour le type de projet que vous avez entre les mains – très nouveau, ces indicateurs ne sont pas adaptés. Son degré d’incertitude étant élevé, il est nécessaire de l’analyser avec d’autres logiques.

 

En évaluant l’avancement de ces projets avec des KPIs classiques, on prend le risque de ne pas révéler leur valeur véritable et donc de les abandonner ou de les laisser se briser sur les processus adaptés aux projets classiques.

 

Dans le cas de projets très incertains, la définition classique de l’efficacité (maîtrise de la qualité des coûts et des délais) n’est plus valable. Être efficace est synonyme pour ces projets d’apprendre rapidement. Le KPI à suivre est donc la vitesse d’apprentissage.

 

réduction des incertitudes, logiques de pilotage de projet à fortes incertitudes

Notre approche : Des ressources engagées en adéquation avec le niveau d’incertitudes 

 

Pour s’y préparer, de nombreuses approchent existent :

  • Les méthodes de réduction des incertitudes
  • Les logiques de pilotage de projet à fortes incertitudes
  • Les outils et exemples pour concevoir des hypothèses précises des expérimentations ciblées, intégrer efficacement les apprentissages et progresser à vitesse maximale
  • Le schéma de communication et arguments clés pour créer l’adhésion autour du projet

>>> Pour (re)voir le webinar de Simon entièrement dédié à ce sujet<<<

 

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