MaddyKeynote 2020 : 4 solutions innovantes à retenir

Le 30 janvier 2020, nous étions à la MaddyKeynote, une conférence dédiée à l’innovation et aux startups qui répondent aux grands challenges de demain. Chez Stim, 3 sujets nous ont particulièrement marqués :

  • Engie VS. Baobab+, des kits pour l’auto-production et la consommation collaborative d’énergie en France et en Afrique
  • Interstellar Lab, un village martien sur terre pour répondre aux enjeux climatiques
  • Comptoir de Campagne, des commerces multi-services pour redynamiser les espaces ruraux

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Engie et BaoBab+

La conférence Power to Change inaugurait la Business Stage de la Maddykeynote. Au programme, deux questions : Quel avenir pour l’auto-production et la consommation collaborative d’énergie ? Bientôt un monde en « court circuit » ? À ces deux questions, deux réponses – forcément – assez différentes puisque se répondaient Engie, premier fournisseur de gaz naturel en France, et Baobab+, une startup qui commercialise des kits photovoltaïques en Afrique.

Engie

Historiquement étant le 1er fournisseur de gaz naturel en France, le groupe Engie (ex Gaz de France) mise davantage sur des énergies dites vertes depuis quelques années. Pour faire cela, le groupe vise 3 axes stratégiques pour son Business Unit B2C en France : le remplacement des équipements qui sont énergivores, la conception des solutions d’autoproduction chez des particuliers (e.g. les panneaux solaires) et la proposition d’une gestion d’électricité locale (e.g. les batteries de stockage ou un partage local d’électricité). Un exemple est la gamme de produits MyPower, qui propose un système d’installation solaire permettant de produire l’électricité par les panneaux solaires pour les besoins de la maison (chauffage, éclairage, électroménager, eau chaude…). Selon Hervé-Matthieu Ricour, directeur général France Engie B2C, cette solution peut permettre à une famille de 4 personnes dans une surface de 120 m2 de réduire leur facture d’électricité de 700 € par an.

 

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Cette évolution reflète les principaux mouvements du secteur de l’énergie, qui sont dirigés vers la déconsommation et des alternatives plus écologiques. Engie, tout comme beaucoup d’autres fournisseurs en énergie, ne se reposera plus sur son business model habituel avec lequel il était question de vendre le plus possible. En effet, ces acteurs font aujourd’hui face à une demande grandissante de leurs clients : comment fournir des solutions qui les aideraient à moins consommer, ou à consommer de manière plus écologique.

 

Baobab +

Baobab+ est un business social engagé dans l’énergie et l’accès au digital en Afrique. Leur principal produit est le kit solaire, loué aux ménages jusqu’à ce qu’ils soient capables de posséder le kit complet et de produire leur électricité par eux-mêmes.

 

En dehors de l’aspect purement technologique, l’innovation sur l’utilisation de Baobab+ et de ses produits est phénoménale car elle est adaptée aux conditions et à la demande de ses clients. Un réseau electrique classique, d’ailleurs, serait peu pertinent. Le coût de construction et de maintenance d’un tel réseau sera élevé, notamment dans les régions où les infrastructures sont sous-développées. En même temps, la demande en éléctricité reste marginale, ce qui ne permet pas de couvir ces coûts. De plus, un tel réseau, très probablement, se nourrit avec les sources d’énergie plutôt classiques : la majorité du continent dépend encore du charbon pour la production d’électricité.

 

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(Source : Baobab+)

 

Dans les 10 prochaines années, l’Afrique sera en pleine explosion démographique. Par conséquent, il est crucial que le continent et sa population favorisent des solutions innovantes au lieu de suivre le chemin de leurs homologues occidentaux. La solution la plus viable pour l’Afrique semble être l’exploitation des alternatives qui font sens au niveau local.

 

Interstellar Lab

Et si on installait un “village martien” sur terre ? Interstellar Lab est une start-up parisienne qui s’inspire des technologies spatiales pour développer de nouveaux habitats plus durables… sur terre. Son premier village, EBIOS (Experimental BIOregenerative Station) sera bientôt implanté dans le désert de Mojave en Californie. La fondatrice, Barbara Belvisi, aurait eu l’idée de développer ces habitats suite aux déclarations d’Elon Musk, CEO de SpaceX, annonçant son intention de construire un village sur Mars – et il n’est évidemment pas le seul.

 

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(Source : Les Echos)

 

Pour vivre sur Mars, il faudrait bâtir des villages capables de fonctionner en circuit fermé, de produire de l’énergie, de la nourriture, de l’eau et capables de gérer les déchets. Des problématiques qui ne sont finalement pas si étrangères à notre planète terre.

 

« Il existe un lien étroit entre l’exploration spatiale et la prise de conscience de ce qui se passe sur notre planète », explique Barbara Belvisi.

 

Cette innovation nous rappelle une chose : pour répondre à un problème complexe, il est nécessaire de sortir des solutions proches de nous. Et pour cela, il faut briser ce que l’on appelle les effets de fixation – ce biais cognitif qui cantonne nos solutions aux solutions similaires, aux précédentes et au champ de notre expérience et de nos connaissances. Deux réponses aux effets de fixation : la première est d’accompagner la conception pour forcer la pensée à aller explorer d’autres champs de solutions, la deuxième est d’aller chercher plus de connaissances, plus loin de mon sujet. C’est précisément cette deuxième piste que Interstellar Lab a choisi.

 

Pour en savoir plus sur les biais cognitifs et ces deux pistes de réponses – cristallisées dans la méthode C-K par >>> ICI <<<

 

Comptoir de campagne

“Vivre à la campagne ne veut pas dire être loin de tout”. Cette conviction est au coeur de l’initiative Comptoir de Campagne. Alors qu’un village sur deux en France n’a plus de commerce, cette initiative propose des commerces multi-services. Dans un même magasin, les locaux retrouvent des produits locaux en circuit-court, des services de proximité (La Poste, transports en commun, cordonnerie, pressing, gaz, colis, presse, etc.) ainsi qu’une offre de restauration.

 

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Le mot “innovation” n’a pas toujours à être associé à son copain “technologique”. Comptoir de campagne est un exemple réussi d’innovation d’usage et de business model. La force de ce projet est de substituer “la grappe de villages”, comme l’affirme Virginie Hils, au village seul. C’est comme cela, que les commerces lancés disposent d’une demande suffisante. Comptoir de campagne propose également, en regroupant les besoins, une “main d’oeuvre mobile”. Virginie Hils donne l’exemple d’un coiffeur ou une coiffeuse qui sera engagée pour travailler dans plusieurs villages en alternance.

 

 

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Il y a 2 commentaires
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